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Rainfolk's diaries

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La boîte à outils - Gérard Besnier

La boîte à outils de Gérard Besnier est premier roman d'un burlesque irrésistible sur les utopies ouvrières des années 1970, une galerie de personnages étonnants et magnifiques... A paraître le 24 janvier 2019 aux Éditions François Bourin.

couverture boite outils besnier

 

La boîte à outils

Les utopies ouvrières des années 1970

Lorsque Nicolas Dédacin Amoraus quitte précocement les bancs de l’école, renvoyé par le directeur, son père le félicite : voilà désormais un homme digne d’hériter de la lourde et noble caisse à outils familiale…

Et le jeune héros de se lancer dans la vie, emportant fièrement avec lui ce berceau, ce « cercueil », comme disent les ouvriers, rempli de « clous » et d’ustensiles divers. Pas n’importe où : quelque part dans la campagne normande des années 1970, où fleurissent alors quelques utopies, comme le travail « alternatif »…

Quelle chance inouïe pour le jeune Nicolas, qui va parfaire son apprentissage auprès d’aînés compétents, de bons gars biberonnés au travail vrai, aux mains expérimentées ! À moins que ces autoproclamés professionnels de génie ne soient en réalité que de doux dingues désœuvrés par le travail communautaire, plus enclins à refaire le monde par les mots que par les actes…

Jugez par vous-même : un faux menuisier qui a compris que l’époque lui permettrait de bien vivre et se fait retaper sa ferme à bon compte, un séminariste recalé à l’examen et illuminé, un employé de banque qui ambitionne la mairie de son village, de jeunes femmes qui revendiquent un féminisme intransigeant, un ouvrier agricole au patois incompréhensible…

Bon gré mal gré, de catastrophes en catastrophes et de rencontres hasardeuses en bouleversements notoires, Nicolas devient laveur de cars, mécanicien, plombier, maçon, puis menuisier… Et partout où il passe, sa naïveté et ses maladresses sont contagieuses, contaminant même un narrateur démuni face aux légèretés de son personnage…

Au bout du chemin, devra-t-il se délester de son héritage ?

 

Gérard Besnier

Dilettante, Gérard Besnier a été tour à tour mécanicien (deuchiste), menuisier (ébéniste), bibliothécaire (municipal), professeur de lettres (agrégé), traducteur (Vincenzo Sorrentino, Éloge de l’abandon, Le Pommier, 2016 ; Umberto Eco, « L’homme qui fit rougir ma mère », postface à Cocaïne de Pitigrilli, Séguier, 2018), ou militant associatif (jazz, polar, cinéma...). Il signe là son premier roman.

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