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Rainfolk's diaries

Partageons nos lectures ! Roman, polar, thriller, fantasy, fantastique, science-fiction, bd, jeunesse.

L’alfonic, un outil pédagogique pour apprivoiser l’écriture du français

« Mon enfant, va-t-il apprendre à lire et à écrire » est une angoisse pour tous les parents. L’alfonic est une ressource pédagogique qui va rendre l’apprentissage plus efficace et plus heureux de la lecture et de l’écriture, avant de passer aux raffinements de l’orthographe.

rainfolk Couverture Alfonic officielle

Alfonic : Écrire sans panique le français sans orthographe?

A quelques jours de la rentrée scolaire, voici un livre qui est à mettre entre toutes les mains afin de dédramatiser l’apprentissage du Français. Vous connaissez mon attachement à la langue française au travers de mes articles sur l’écriture. Et plus largement, l’apprentissage des langues est un sujet qui me passionne.

Pour ma génération, l’apprentissage du français à rimer avec les leçons et les exercices du Bled, et la peur de la faute et devoir faire des exercices supplémentaires comme punition. Si nous étions une majorité à nous en sortir, je suis certain que certains de mes camarades n’ont pas pu maîtriser le français, parce qu’il n’y avait pas d’autres méthodes, nous étions dans les années soixante.

Heureusement, il existe aujourd’hui d’autres méthodes pour apprendre le français de manière ludique et l’Alfonic en fait partie. Créée par le linguiste André Martinet (1908-1999), la notation alfonic destinée au français s'est d'abord appelée graphie phonologique Martinet (GPM). Alfonic est la forme abrégée de « alphabet phonique » écrite en alfonic.

Attention, inutile d’être linguiste pour comprendre l’alfonic ? Pas du tout ! Il est ouvert à tous, et ce livre est fait pour vous donner de solides bases pour comprendre cette ressource pédagogique.

Ce livre s’adresse aux professeurs  des écoles, enseignants en français langue étrangère (FLE), aux orthophonistes, logopèdes ou aux parents d’élève. Car oui il est possible d’apprendre d’abord à parler le français sans orthographe. L’objectif est de pouvoir passer progressivement d’un langage parlé maîtrisé à un langage écrit qui se conforme aux exigences de l’orthographe.

Un livre à mettre entre toutes les mains.

 

L’alfonic, c’est quoi ?

Un projet qui peut surprendre, dans notre monde si attaché à l’écrit et au casse-tête raffiné qu’est l’orthographe française.

  • Iconoclaste ? Non, réaliste et optimisteL’alfonic est une écriture phonologique du français, un outil mis au point par des linguistes, visant à rendre l’apprentissage de la lecture et de l’écriture plus épanouissant et plus heureux.
  • Définitif ? Non, l’alfonic offre un marchepied à l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Mais il n’est pas destiné à remplacer l’orthographe.
  • Barbare ? Pas du tout. La langue orale est belle – et pourtant, l’orthographe n’y joue aucun rôle.
  • Une insulte à notre histoire ? Au contraire, une langue humaine vit : elle n’est pas obligée de rester coincée à une époque de son développement. D’ailleurs, le saviez-vous ? Des savants, désireux de conserver l’écriture comme un trésor personnel, ont volontairement compliqué l’orthographe à la Renaissance.
  • Réservé à des cerveaux en panne ? Certainement pas : l’alfonic permet d’apprendre, sans craindre l’erreur, le fonctionnement de l’écriture. Il permet à l’élève d’écrire tout de suite des phrases complexes. Il lui fait prendre conscience de sa prononciation. Très utile pour corriger un accent ou apprendre une langue étrangère, plus tard.
  • Démocratique ? Oui, car enfin à la portée de tous : enfants, dyslexiques, apprenants étrangers et laissés-pour-compte de l’orthographe.
  • Intuitif ? Absolument ! On ne peut pas faire plus simple : un son égale une lettre, une lettre égale un son.
  • Et l’orthographe ? Elle vient après, comme un jeu.
  • Et ça marche ? Du tonnerre ! Plusieurs écoles et enseignants l’ont déjà adopté avec succès.

L’alfonic, un outil pour apprivoiser l’écriture du français.

 

François-Xavier Nève

Docteur en linguistique romane (Ph. D. in Romance Linguistics) de l’Université d’Alberta à Edmonton (État d’Alberta, Canada), François-Xavier Nève a fait toute sa carrière comme chargé de cours et maître de conférences à l’université de Liège (Belgique).

Il a également étudié et enseigné dans des universités du monde entier : en Belgique, en France, en Grande-Bretagne, au Canada, en Algérie (Constantine), en Chine (Pékin), à l’île Maurice et en Inde. Il a été, de 1977 à 2012, le directeur du Laboratoire de phonétique et du Service de linguistique expérimentale (phonologie, phonétique, diction et langue des signes) de l’université de Liège, jusqu’à sa retraite en 2013.

Chercheur infatigable, il a à son actif 25 ouvrages scientifiques et plus de 70 articles, dans les domaines de la phonétique, de la phonologie, de la grammaire, de la langue des signes, de l’apprentissage du français et de l’alfonic.

Dans le domaine linguistique, il est, depuis 1983, membre de la Société internationale de linguistique fonctionnelle/International Society for Functional Linguistics (Paris), dont il a été vice-président en 2000. Depuis 1984, il est membre de l’International Society of Phonetic Sciences (Floride). Depuis 1991, il est membre de la Commission de surveillance de la législation sur la langue française du Conseil de la Communauté française de Belgique. La même année, il a été directeur du Groupe pour l’étude sémiotique de la tradition (GEST), partenaire liégeois du projet « Mémoire de la parole » de l’Agence de coopération culturelle et technique des États francophones. En 1999, il est devenu membre du conseil scientifique du Centre euro-méditerranéen d’intégration des sourds (Marseille). Il a été coopté, en 2010, membre du Conseil international de l’Indian Association of Teachers of French (Himachal Pradesh, Inde).

Dans le domaine de la pédagogie et la communication, François-Xavier Nève a fourni un important travail linguistique et technique pour les sourds, dans le cadre du Céplus (le Centre d’études pluridisciplinaires en langue des signes), association d’étude et de promotion de la langue et de la culture des personnes sourdes, qu’il a constituée en 1987. Ses publications les plus marquantes dans ces domaines :

  • Dictionnaire du langage des signes, 8 vol. de 200 pages, Bruxelles : Commission francophone du langage des sourds (CFLS) et Promotion du langage gestuel pour sourds (Promosourds), 1983-1993.
  • Essai de Grammaire de la langue des signes des personnes sourdes, d’après l’enquête du Céplus, préface d’André Martinet, Paris/Genève : Droz, coll. Bibliothèque de la faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège, 1996.
  • Dils, Dictionnaire illustré de la langue des signes, cd-Rom filmé et dessiné, Liège : Ateliers du Monceau, en collaboration avec le Capsas, Injs de Bordeaux, Gradignan, Bordeaux, 1997.
  • Avec Christian François, Les mains qui parlent. La langue des signes des personnes sourdes, Liège : Maison de la Science, 1990.
  • Linguistique. La parole dans la vie et les langues dans le monde, Liège : Maison de la Science, 1985.
  • Minidico de linguistique et des langues, Liège : Céfal, 2003, préface de Jeanne Martinet.

Il a donné des cours de français langue étrangère à des apprenants adultes dans le cadre du Forem (Formation pour l’emploi, Liège).

Il est également un essayiste et un vulgarisateur dans ses autres domaines de prédilection (philosophie, religion, Chine, islam, histoire et botanique).

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trublion 24/08/2020 06:47

dans ma jeunesse, tout le monde apprenait à lire et à écrire, mais depuis, c' est à qui veut apporter son grain de sel !
Au point où nous en sommes, cette méthode a peut être du bon, c' est à l' usage qu'on voit !

Bernie 25/08/2020 19:26

Elle est beaucoup utilisée en Belgique