Crash du vol MH370 de la Malaysia Airlines : Un acte prémédité ?

A travers le biais de la fiction, François Renault mène une vraie enquête sur ce qui est encore l’un des grands mystères de l’aviation civile : La disparition du MH 370 de la Malaysia Airlines. Alors que nous allons commémorer ce 8 mars, les 7 ans de la disparition de ce vol commercial, plongez au cœur de l’enquête de Bertrand et Hugo.

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MH370 : Un mensonge déguisé en vérité

Le 8 mars 2014, lorsqu’est survenu le crash du vol MH370 de la Malaysia Airlines, j’étais encore en activité au sein de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC). Durant toute ma carrière, et même pendant ma formation qui s’est déroulée à l’École Nationale de l’Aviation Civile, l’étude des accidents d’avion, a fait partie des retours d’expérience qui permettent d’éviter qu’un crash se reproduise à nouveau.

Parmi les crashs qui m’ont marqué, je pourrais vous citer, la collision aérienne de Nantes en 1973, la caravelle d’Air Inter en approche à Nice, l’Airbus Lyon-Strasbourg, le Condorde (un bout de la France s’est écrasé ce jour-là), le Rio-Paris d’Air France, et naturellement le crash du MH370.

Même si dans la période actuelle 239 décès par jour est une sorte de quotidien, comme si un crash d’avion quotidien devenait banalité, la disparition du MH370 reste un véritable mystère.

Il m’est arrivé d’avoir participé à une enquête, et il est clair que c’est un processus méticuleux, pragmatique qui s’appuie sur des faits, et les boites noires de l’appareil sont un des éléments essentiels pour arriver à reconstituer l’histoire du crash.

Ce qui caractérise le crash du MH370, c’est que l’appareil n’a jamais été retrouvé. Les données pour enquêter sont donc très incomplètes. Évidemment, à l’époque, nous avions avec mes collègues élaborées des pistes pour comprendre l’origine, parmi celles-ci nous pensions à un incident ayant pour cause des piles au Lithium. Mais nous ne disposions que d’informations limitées.

Dans son ouvrage, François Renault nous livre de façon romancée une tentative d’explication de ce crash, et des raisons qui ont conduit à ne jamais retrouver l’épave ou les corps des victimes. Le vocabulaire technique est omniprésent tout au long du livre. Étant familier avec ce vocabulaire, ceci n’a pas été un handicap de lecture pour moi, et ne le sera pas pour les experts du domaine.

Est-ce pour autant un livre dédié aux spécialistes ? Je ne le pense pas, car les explications sont pédagogiques et les illustrations aident à la compréhension. Il faudra toutefois une lecture attentive pour comprendre les résultats de l’enquête de l’auteur.

Que le crash soit dû à des événements qui se produit dans l’avion est une évidence. Si l’avion s’était crashé pour une raison extérieure, un missile par exemple, l’avion n’aurait pas poursuivit son vol. A partir du rapport d’enquête officiel, François Renault pointe des erreurs et n’hésite pas à mettre en cause une complicité entre États, société industrielle (que je connais d’ailleurs) pour un crash qui serait tout sauf un accident. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas spoiler l’histoire.

En conclusion, est-ce que François Renault nous fournit la véritable explication du crash ? Chaque lecteur se fera son avis au fil des pages d’une enquête à suivre avec beaucoup d’attention.

 

L’histoire

Le 8 Mars 2014, un B777-200 de la compagnie Malaysia Airlines effectuant un vol commercial à destination de Pékin, disparaissait mystérieusement, 40 minutes après avoir décollé de l'aéroport international de Kuala-Lumpur, avec à son bord 239 passagers et membres d'équipage.

Six ans plus tard, l'appareil et ses passagers n'ont toujours pas été retrouvés et le mystère demeure entier. Cette disparition constitue une anomalie, celle d'un accident sans épave et sans trace matérielle, d'une volatilisation sans images radar et sans enregistreurs de vol, d'un évanouissement sans message de détresse et sans communications radio…
Une analyse objective des faits, sous la forme d'une fiction narrative, démontre que la disparition du Boeing de la Malaysia Airlines n'était pas un accident, mais le résultat d'un acte prémédité et méticuleusement préparé.

Les organisateurs de cette opération savaient qu'aussi longtemps que l'épave de l'avion ne serait pas découverte, toute explication de sa disparition ne resterait que pure hypothèse ou conjecture... Toutefois, même en l'absence de preuve matérielle, il est possible d'affirmer que celle-ci repose bien au fond de l'océan Indien..., mais dans une région fort éloignée de la zone qui a été fouillée.

En Juillet 2018, l'équipe internationale d'enquête concluait dans son rapport final qu'elle était incapable de déterminer la cause réelle de la disparition du vol MH 370, ni l'endroit exact où l'avion se trouvait. Fallait-il pour autant ne plus chercher à comprendre ?...
Bertrand, rédacteur en chef du magazine Le Miroir, fait appel à Hugo, ami et ancien pilote pour rouvrir le dossier et remettre en question la version officielle de cette disparition.

 

François Renault

François Renault est chef d’entreprise dans l’industrie en France depuis plus de trente cinq ans

Passionné d’aéronautique depuis l’âge de 8 ans, il a suivi en parallèle une formation de pilote. Réaliste et pragmatique et trouvant la version officielle de la disparition du B 777 200 de la Malaysia Airlines très peu convaincante, il décide en 2016 d’enquêter sur les circonstances de ce qui constitue le plus grand mystère de toute l’histoire de l’aviation civile Son livre est le fruit de cette analyse complète et détaillée

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R
J'ai toujours pensé qu'il ne c'est pas crashé mais ou est l'avion et les occupants?
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B
Probablement au fond de l'Océan Indien...
T
ça fait penser au triangle des Bermudes
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B
Pas tout à fait, car c'est le seul cas dans ce secteur.
B
Ici sur la Côte les anciens ne peuvent oublier la caravelle Nice - Ajaccio et un mensonge de plus de l'état jacobin totalitaire...
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B
Tu as vu que j'en ai parlé dans l'article. J'ai eu la chance d'écouter la bande du voice recorder dans le cockpit. Les derniers mots du Commandant de Bord d'Air Inter sont " Si ça continue on va se crasher" dit avec une voix calme et sereine. J'ai entendu cela en 1981, ça m'a marqué à vie.