"Et un jour, le BONHEUR nous frôle" de Sixtine Doré, un roman feelgood, drôle et rempli d'humanité

"Et un jour le BONHEUR nous frôle" est le premier roman de Sixtine Doré. Touchant, joyeux et rempli d'humanité, il présente des destins de femmes dans lesquels les sentiments s’entremêlent.

jour bonheur Sixtine Doré
Et un jour, le BONHEUR nous frôle

Trois femmes, trois destins.

Jeanne, la cinquantaine paisible, laisse derrière elle sa vie confortable et son mari dont elle apprend brutalement l’infidélité. Juliette désinvolte et rebelle, enchaîne les histoires sans lendemains. Elle veut vivre sans les contraintes de la vie de couple. Monique, vivant toujours chez ses parents à l’aube de la quarantaine, appréhende de voler de ses propres ailes. Elles se rencontrent par un heureux hasard sur une île des Maldives, chacune à la croisée de leur vie. Un point les rassemble, la soif de liberté.

Au fil de leur voyage, elles partent en croisade contre leurs propres peurs. Ensemble, elles rient, pleurent et avancent plus soudées que jamais. Mais peuvent-elles imaginer à quel point la vie réserve des surprises ?

 

Extraits

Jeanne

"Cinquante ans. Jeanne se réveille ce matin, à l'âge de la maturité. Elle se réveille aussi, de sa vie insipide et étriquée. Sa migraine, qui a élu domicile en elle voilà sept mois, est encore là comme tous les matins de ses nuits sans sommeil. Une de plus.

Elle allume sa lampe de chevet, se lève et sort de sa chambre. Elle se dirige vers la cuisine et fait couler son café. Elle regarde par la fenêtre, tourne sa cuillère lentement en fixant son camélia, soucieuse.

Elle fait l'ultime état des lieux de sa vie ce matin-là. Elle ratifie le choix de ce changement récent, manœuvré en secret, de son époux. À cet âge où elle pourrait profiter de petits enfants qu'elle n'a pas et de parents qu'elle n'a plus, elle s'imagine rencontrer un homme plus jeune. Elle refuse d’être une denrée périssable, de parler mutuelle et de programmer ses prochaines cures thermales avec ses amies. La peur de vieillir creuse les rides, elle le sait.

Elle veut vivre et retrouver son indépendance. Son mari lui a facilité la tâche ces derniers temps, avec cette blonde. Elle vit avec un courant d'air. Le soir, elle retrouve seule son lit froid et le matin, la tasse dans l'évier de son mari enfui.

Elle ne se prépare pas ce matin-là, elle s'apprête. Elle s'apprête à quitter sa vie qu'elle ne veut plus, qu'elle jette comme un mouchoir usagé. Elle passe la journée à régler les dernières affaires courantes, ranger la maison, faire sa valise, ne rien oublier. Tout doit être ordonné. Elle ne lui laissera pas de lettre sur la table de la cuisine, c'est inutile, il comprendra."

 

Monique

"Les mâchoires crispées, sa mère pose la valise sur le trottoir, avec Monique à côté. Elles s’embrassent. Une larme roule sur la joue maternelle. Le père tend juste la sienne. « Un homme ça ne pleure pas, lui disait sa propre mère ». Alors il s'est construit avec l'idée que les sentiments étaient des histoires de bonne femme.

Ils remontent dans le break. Monique, le cœur lourd, voit partir ses parents et Robert, son chien, la tête dépassant du coffre. Elle ne voit plus la voiture disparue dans la nuit, elle se sent alors perdue, seule. Son esprit est comme sorti de son corps, il est encore là mais à côté d'elle, elle ne sent plus ses jambes devenues cotonneuses.

Elle ne sait pas où aller. Le bruit des avions qu'elle entend au loin et des valises roulant tout près, l'aide à sortir partiellement de son état. Déboussolée, elle se met à suivre quelqu'un au hasard.

Son regard est attiré par une femme portant un chapeau, descendue du RER B. Elle la suit de loin. La valise de Monique percute un poteau, elle se baisse pour la remettre sur ses roues et perd de vue la femme au chapeau. Elle suit alors le flot des voyageurs et franchit la porte automatique de l'entrée. Elle repère au loin la femme au chapeau et la rattrape.

Le plus embêtant pour Monique est d'attendre patiemment qu'elle ressorte de la maison de la presse, elle a peur que cette femme s'en rende compte et appelle la sécurité. Elle s'éloigne. La femme ressort, Monique active le pas jusqu'à se mettre dans une file d'attente derrière elle. Elle attend, elle ne sait ni qui ni pourquoi, mais elle attend, résignée, dans cette queue qui avance au compte-gouttes."

Juliette

"Les passagers du RER B descendent à la hâte pour respirer à nouveau l'air enrichi en oxygène. Juliette attend son tour. Chapeau de paille vissé sur la tête, elle se fraye un chemin parmi la foule du Terminal 2E de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, slalome entre les valises et dégaine son billet électronique pour confier ses bagages. Tout lui semble simple, rapide, efficace aujourd’hui. Elle se rend à la maison de la presse pour y prendre un magazine. Elle croise en sortant une jeune femme, et est frappée par sa très longue tresse.

Elle a pris le train de 7h44 en gare de Saint-Jean-de-Luz hier, un direct. Elle a dormi à Paris chez Alice, une copine inscrite au cours Florent depuis la rentrée. La nuit a été courte, Alice voulait lui faire tester un nouveau restaurant végan de son quartier pour fêter leurs 35 ans.

Elles ont parlé de l'extinction des espèces animales, du sixième continent en plastique et de la catastrophe humanitaire au Yémen. Léopoldine, une copine, les a rejointes après être allée voir un film dénonçant les ravages du réchauffement climatique. Elle a participé à la grève de l'année dernière pour alerter les responsables politiques sur la nécessité d'agir.

Elle a assisté à tous les meetings parisiens des militants écologiques. La conversation a glissé vers la dangerosité des pesticides, la toute-puissance des géants du web, les différentes menaces pesant sur la démocratie. Elles ont bu un cold brew café au bistrot d'en face et ont terminé la soirée chez Joseph."

 

Sixtine Doré

Née en 1980 près de Bordeaux, Sixtine Doré est médecin. Mariée, elle vit en famille entre les Landes et le Pays basque.

Elle aime le café (avec un petit carré de chocolat, noir de préférence), lire, jouer du piano, rire, courir, l’odeur des pins. Elle aime aussi la place de son village décorée de fanions et de guirlandes à l’esprit guinguette, réunir sa famille chaque été, les chocolatines et vivre des choses simples mais authentiques !

Je vis dans le sud-ouest de la France où je crée mes plus beaux souvenirs. Comme je suis passionnée par l'écriture, je raconte des histoires qui font du bien, joyeuses et motivantes.

C’est dans ce bel environnement qu'elle a écrit Et un jour, le BONHEUR nous frôle, son premier roman.

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Renée 20/08/2021 15:18

je viens de voir sur mon site achat mais il n'y est as encore alors mis dans mes souhait sur le site donné. Merci

Bernie 20/08/2021 18:59

j'espère qu'il sera disponible bientôt

trublion 20/08/2021 06:54

déjà les femmes aiment papoter

Bernie 20/08/2021 18:59

sourire, les hommes aussi