"La boîte sous la péniche" de Valérie Larrivain : un premier roman captivant

Dans son premier roman, "La boîte sous la péniche", Valérie Larrivain partage avec les lecteurs une aventure humaine rendue possible par un formidable concours de circonstances.

La boîte sous la péniche Valérie Larrivain
"La boîte sous la péniche" de Valérie Larrivain : un premier roman captivant, basé sur des faits réels, qui met en scène une intrigue familiale

"La boîte sous la péniche" est une histoire basée sur des faits réels qui captive de la première à la dernière page.

En se promenant avec son chien Benny sur les bords de Seine,

Mark repère une boîte en métal sous une péniche voisine de la sienne.

Il la repêche et y découvre un contenu d’objets hétéroclites, une date, un nom.

Sur fond de poésie et d’histoire, la découverte de la boîte est le préambule à l’intrigue romancée des vies d'Alice et Jacques.

Une intrigue familiale fictive, sur fond de poésie et d’histoire

En 2003, une boîte en métal est trouvée sous une péniche. Depuis, Valérie Larrivain porte en elle l'idée d'un livre qui partirait de cette fabuleuse histoire et permettrait aussi de garder une trace des événements incroyables vécus par sa famille.

Alors le 14 décembre 2020, elle décide de donner vie à ce projet un peu fou !

Elle souligne :

"J'ai voulu honorer ma grand-mère maternelle Alice et la poésie qui a jalonné sa vie. Je me suis donc inspirée de faits réels pour construire l'histoire, que j'ai ensuite très librement romancée."

Commence alors un travail minutieux et une aventure humaine passionnante.

Valérie retrouve les personnages impliqués dans l'histoire, obtient leurs accords, cogite et mène de nombreuses recherches pour rédiger le scénario de cette fiction.

Le 14 janvier 2021, pendant l’après-midi de la naissance de sa troisième petite-fille, elle s'est lancée dans l'écriture de ce roman.

Le (grand) plus du livre : une approche atypique, puisque l'autrice mélange narration et poésie, offrant ainsi un contraste émouvant avec la réalité de l'histoire.

Extrait

"La boîte est fermée à clef. C’est une caisse à monnaie assez grande. Et sur le dessus, une étiquette est encore bien collée malgré son séjour dans l’eau. Il s’agit d’une petite bande dymo grisée par l’usure, qui porte des écritures blanches en relief presque illisibles. On dirait du braille. Je passe mes doigts dessus, comme s’ils pouvaient ressentir et lire à la place de mes yeux. Cela ne vient pas…Mon cœur ne sait pas encore déchiffrer.

Nous décidons de forcer sa serrure pour savoir. Isabelle était allée chercher un tournevis et c’est à moi que revient l’honneur de percer le mystère. Tout doucement, très respectueusement, je fouille le mécanisme et celui-ci cède facilement. Je me rappelle avoir pensé que la boîte était d’accord pour que je l’ouvre !

Ce qui nous interpelle en premier c’est la vase sombre qui emplit la boîte. Elle est dense et compacte.

Et puis nous nous apercevons qu’elle contient des objets plus ou moins bien conservés. Nous sommes émus. Il y a de la vie là-dedans !

Mon cœur d’enfant est saisi d’une joie intense. Des frissons chauds parcourent mon corps. C’est comme ouvrir un petit trésor. À la fois car la nuit tombe, et car nous voulons bien nettoyer notre trouvaille, nous décidons de poursuivre notre inventaire à bord de la péniche, et de façon plus intime, à l’abri des regards.

Religieusement, nous sortons les objets un à un, les rinçons d’abord grossièrement pour les débarrasser du plus gros de la vase. Puis nous les déposons sur une toile cirée, dont Virginie vient de recouvrir la table.

Alors apparaissent devant nos yeux écarquillés des pièces de monnaie, une petite clé rouillée, un pendentif argenté en forme de bouton de rose, une carte de fidélité Ikea rouge. Un autre objet indéfinissable en métal rouillé, de la taille d’un pouce, nous intrigue. Une pochette plastique laisse supposer la présence d’un ticket de train et d’une photo délavée. Quelle drôle d’association hétéroclite émouvante !

Nous découvrons aussi plusieurs compact-disques de musique classique et française. L’une des boîtes est particulièrement belle. La couverture presque incrustée dans le couvercle laisse apparaître à travers le reste de vase son titre : le requiem de Gabriel Fauré. Le christ sur sa croix est intact, miraculeusement net et épargné par les flots.

Nous nettoyons, à l’aide d’un coton-tige l’étiquette sur le dessus de la boîte. Nous sommes stupéfaits de pouvoir lire maintenant distinctement « A. et J. DOMART ». C’est le même nom que celui de la carte Ikea…

Nous n’étions pas au bout de nos surprises… Alors que nous pensions la boîte vidée, Isabelle découvre, en finissant d’inspecter avec ses doigts le fond rugueux, deux alliances en or !

De tailles différentes, à coup sûr celles d’un homme et d’une femme. Elles sont gravées. La coutume est certainement respectée avec la gravure du prénom du conjoint : à l’intérieur de la plus petite est écrit « Jacques. Alice 18.3.1940 ».

À l’intérieur de la plus grande est écrit en lettres capitales « ALICE. JACQUES 18.3.1940 »

Cette ultime découverte nous touche profondément. Nous sommes silencieux et nous nous regardons intensément.

Je me souviens avoir pensé, « tiens, il n’y a plus de musique ? ».

Qui sont ces gens ? Quelle est l’histoire d’Alice et Jacques, mariés il y a exactement soixante-trois ans ? Que racontent ces objets de leurs vies ? Et cette double question qui nous taraude : qui a donc jeté cette boîte dans la Seine et pourquoi ? "

Valérie Larrivain

Valérie Larrivain, 57 ans, exerce des métiers d'accompagnements dans des domaines aussi divers que le sport de haut niveau ou la réalisation de projets immobiliers.

"La boîte sous la péniche" est son premier roman. Aujourd'hui, l'autrice espère que son livre saura inspirer un beau scénario et pouvoir devenir un film.

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R
Merci pour l'excellente présentation.
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B
avec plaisir
T
C' est un peu la bouteille à la mer
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B
un peu oui
B
j'ai connu une boite de nuit qui s'appelait comme ça ...je crois que c'était à Strasbourg ?
Bon Jeudi
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B
je ne sais pas