Toulouse Polars du Sud 2026 dévoile la thématique de sa 18ᵉ édition : la guerre s’empare du roman noir, avec 40 auteurs venus de 7 pays, du 9 au 11 octobre à Toulouse.

Toulouse Polars du Sud 2026 s’annonce comme l’un des rendez-vous littéraires les plus attendus de cette rentrée en Occitanie. Pendant trois jours, du 9 au 11 octobre, la ville rose va vibrer au rythme du suspense et de l’enquête… et, cette année, de la guerre. Car c’est bien ce thème fort, universel et brûlant d’actualité, que le festival a choisi de mettre à l’honneur pour sa 18ᵉ édition.
En tant que lecteur ou lectrice de romans noirs, vous savez à quel point ce genre littéraire aime s’emparer des grandes fractures de l’Histoire pour raconter des destins brisés et une quête de justice. Cette année, le festival pousse l’exercice plus loin encore, en réunissant un plateau exceptionnel de 40 auteurs et autrices venus de 7 pays différents. Laissez-moi vous emmener au cœur de cette édition.
Toulouse Polars du Sud 2026 : la guerre au cœur de la programmation
Qu’il s’agisse des plaies vives des conflits historiques, de guerres froides technologiques, de combats intimes ou de géopolitique sombre, le roman policier s’empare cette année des grands déchirements de notre monde pour en explorer les méandres les plus obscurs.
Les auteurs invités apporteront leurs regards croisés sur les traumatismes des conflits mondiaux, l’espionnage moderne et la résilience humaine. L’idée directrice de cette édition est simple et puissante : montrer comment les auteurs de polar s’emparent de la grande Histoire pour raconter les destins brisés et la quête de justice qui les traverse.
Un plateau international de 40 auteurs venus de 7 pays
Cette édition s’annonce comme un véritable carrefour international du livre. Aux côtés d’une quarantaine de plumes françaises (Didier Daeninckx, Henri Loevenbruck, Dominique Sylvain, Olivier Truc, Patricia Tourancheau ou encore Hervé Jubert), le festival accueille des voix venues d’Argentine (Carlos Salem), d’Espagne (Susana Fortes, Marto Pariente), de Grèce (Michalis Makropoulos, Makis Malafekas), d’Israël (Yishaï Sarid), du Royaume-Uni (Catherine Cooper, R. J. Ellory, D. B. John) et d’Ukraine, avec le grand Andreï Kourkov.
Certains de ces auteurs et autrices ont aussi une double casquette : Anne-Gaëlle Balpe, Manu Causse et Eva Grynszpan écrivent également pour la jeunesse, tandis que Sébastien Goethals, Hugues Labiano et Vincent Turhan signent des bandes dessinées. Un genre que vous pouvez d’ailleurs retrouver toute l’année dans notre meilleure sélection de romans noirs à découvrir, si l’envie de polar vous prend avant octobre.
Valentine Imhof et Abir Mukherjee, marraine et parrain de cette édition
Pour cette 18ᵉ édition, le festival est co-parrainé par deux figures singulières du genre. Valentine Imhof, professeure de lettres installée à Saint-Pierre-et-Miquelon, a publié trois romans remarqués aux éditions du Rouergue avant de faire paraître Les Abandonnés de l’île Saint-Paul, un récit historique qui inaugure la série « L’Affaire qui… » dirigée par Michèle Pedinielli.
À ses côtés, Abir Mukherjee, né à Londres et grandi en Écosse, s’est imposé comme un maître du polar historique grâce à sa série mettant en scène le capitaine Sam Wyndham dans l’Inde coloniale des années 1920. Lauréat du Historical Dagger Award en 2017, il retrouve son héros dans Les bûchers de Calcutta, après une incursion dans le thriller contemporain.
Tables rondes, dédicaces et parloirs : le programme du week-end
Pendant tout le week-end, le festival donne la parole aux auteurs à travers 14 tables rondes d’une heure, réparties entre le Forum et le Chapiteau Luis Sepulveda. Le ton est donné dès le vendredi soir avec « Aux frontières des conflits », qui réunit Andreï Kourkov et Olivier Truc. Le samedi et le dimanche multiplient les angles : « Guerres, empires et trafics » avec Patrick Bard, Laurent Guillaume et Abir Mukherjee, « Quand le polar enquête sur l’Histoire » avec Gwenaël Bulteau, ou encore « Manipulation des peuples et des consciences » avec Damien Igor Delhomme et D. B. John.
Pour les amateurs de moments plus intimistes, direction « le parloir » : un ancien bus mis à disposition par l’ASPTUIT accueille des rencontres de 30 minutes, notamment avec Catherine Cooper et Charlotte Letourneur. Belle attention côté accessibilité : trois tables rondes seront traduites en langue des signes française.
Le festival essaime dans toute l’Occitanie dès le 24 septembre
Toulouse Polars du Sud ne se limite pas au week-end du forum. Dès le 24 septembre, le festival fait le pari de la proximité en investissant médiathèques, librairies et établissements scolaires de toute la région. Douze auteurs iront ainsi à la rencontre de plus de 2 000 élèves, dans 9 écoles primaires, 5 collèges, 14 lycées et 3 universités.
Le dispositif « Un polar pour tous ! », reconduit pour la 5ᵉ année consécutive avec la Librairie de la Renaissance, permet à tous les enfants du primaire de l’école Elsa Triolet de recevoir un auteur en classe. Côté animations, on notera aussi une balade littéraire avec Hervé Jubert dans la vallée d’Oueil (20 septembre), l’exposition photo « Gueules de polar » sur les grilles du Jardin Royal, ou encore la soirée jeu d’enquête « Le mystérieux cabinet du professeur Astrophylitus » au Muséum de Toulouse.
Ateliers, escape games et jeux d’enquête pour petits et grands
Le week-end du festival réserve une place de choix au jeu et à l’expérience immersive. Le rallye-enquête « Opération Auroch », écrit par Hervé Jubert, invite les équipes à traquer un trésor dans la ville rose le dimanche 11 octobre. Les plus jeunes détectives pourront tenter l’escape game « Heure noire », tandis que les adultes s’essaieront au jeu de rôle « AI – Jamais 203 » ou à l’arpentage littéraire, une lecture collective menée façon enquête.
Sans oublier les ateliers avec la Police scientifique, la lecture dans le noir proposée par le Centre de Transcription en Braille, ou encore la lecture musicale « L’ami du défunt », adaptée du roman d’Andreï Kourkov. De quoi occuper petits et grands tout un week-end, sans jamais quitter l’ambiance noire du festival.
Prix littéraires : Violeta Negra, Thierry Jonquet et de l’Embouchure
Toulouse Polars du Sud, c’est aussi le moment de récompenser le meilleur du genre. Le Prix Violeta Negra Occitanie, créé en 2011 et soutenu par la Région, met à l’honneur un roman noir traduit d’une langue du Sud. Cette année, cinq romans sont en lice : Falaise Noire de Cristina Cassar Scalia, Les disparus d’As Covaz de Susana Fortes, L’Arbre de Judas de Michalis Makropoulos, Balanegra de Marto Pariente et La Nuit du Hackeur de Yishaï Sarid. Le lauréat repartira avec « La Brique Noire », un trophée sculpté par l’artiste toulousain PAVAN.
Le festival décerne également le Prix Thierry Jonquet, concours de nouvelles noires ouvert aux francophones dès 17 ans, ainsi que le Prix de l’Embouchure, remis par l’Amicale du Personnel de la Police Nationale de Haute-Garonne. Si les récompenses littéraires vous passionnent autant que moi, je vous invite à jeter un œil à notre article sur le Prix Landerneau Polar 2026, un autre grand moment de la saison polar.
Où et quand se déroule le festival ? Infos pratiques
Le cœur battant de la manifestation, c’est Basso Cambo, terminus de la ligne A du métro toulousain. La Librairie de la Renaissance accueille le festival pendant trois jours, avec plusieurs chapiteaux, un forum, une librairie éphémère, un bar et un foodtruck. L’entrée est gratuite, le vendredi de 14h à 18h, puis le samedi et le dimanche de 10h à 19h.
Le festival est labellisé « Villes pour Tous » : livres transcrits en braille, tables rondes en LSF, rallye-enquête accessible aux publics sourds et malentendants, interprètes du CETIM disponibles tout le week-end. Vous trouverez le programme complet de Toulouse Polars du Sud 2026 directement sur le site officiel du festival, avec tous les horaires détaillés.
Un petit conseil de blogueur toulousain : si comme moi vous aimez flâner entre deux dédicaces, prévoyez large, tant les propositions se bousculent sur ces trois jours.
Toulouse Polars du Sud 2026 : vos questions fréquentes
Le festival se déroule du 9 au 11 octobre 2026 à Basso Cambo, à Toulouse, avec des animations dès le 24 septembre dans toute l’Occitanie. L’entrée est gratuite sur l’ensemble du week-end.
L’édition 2026 est consacrée à la guerre : conflits historiques, guerre froide, espionnage et géopolitique nourrissent la sélection des 40 auteurs invités venus de 7 pays.
Oui, labellisé Villes pour Tous, il propose des tables rondes traduites en LSF, des livres transcrits en braille et un rallye-enquête accessible aux publics sourds et malentendants.
Toulouse Polars du Sud 2026, un rendez-vous à vivre sans tarder
Avec son thème fort, son plateau international et sa centaine d’événements disséminés dans toute la région, Toulouse Polars du Sud 2026 confirme sa place parmi les grands festivals de polar francophones. Que vous soyez amateur de thriller historique, de roman noir contemporain ou simplement curieux de découvrir de nouvelles voix, cette 18ᵉ édition a de quoi combler toutes les envies de lecture.
Et vous, quel thème vous attire le plus dans cette programmation 2026 ? Avez-vous déjà repéré la table ronde ou l’auteur que vous ne voulez manquer sous aucun prétexte ? Partagez votre avis en commentaire, j’ai hâte de lire vos coups de cœur avant l’ouverture du festival !






