Close Menu
Rainfolk's diariesRainfolk's diaries
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest YouTube Tumblr LinkedIn RSS
    Tendance
    • Une unique lueur : Quand Fred Vargas retrouve son génie pur
    • Philip D.Langhe : L’effroyable vérité de l’or rouge dans Exsangue
    • Sally Page et La papeterie du bonheur : Un hymne à la renaissance et aux nouveaux départs
    • Benjamin Locreille et l’héritage vibrant de Felix Gonzalez-Torres
    • Festival Étonnants Voyageurs 2026 : Pierre Lemaitre, un invité d’exception à Saint-Malo
    • Valianara : Quand David Catuhe réinvente le souffle de la fantasy
    • Encordée avec une ombre : l’ascension poétique de Thomas Luksenberg
    • Les Silencieuses : le premier thriller magistral d’Anna McPartlin
    • À Propos
    • Contact
    • Mentions Légales
    • Politique de confidentialité
    • Nos services
    Rainfolk's diariesRainfolk's diaries
    Rainfolk's Diaries
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest LinkedIn RSS
    lundi 11 mai 2026
    • Accueil
    • Chroniques
      • BD & Romans Graphiques
      • Littérature Jeunesse
      • Manga
      • Romans
      • Prix littéraires
    • Par Genre
      • Polar & Thriller
      • Fantasy & Imaginaire
      • Romance & Feel Good
    • Littérature
      • Nouvelles & Recueils
      • Poésie
      • Essai & Documents
      • Portraits d’Auteurs
      • Conte
      • Édition
    • Learn French
    • Événement
      • Festival
      • Salon Littéraire
    • Magazine
      • Aviation
      • LifeStyle
      • Guide
      • Théâtre
    • Contact
    Rainfolk's diariesRainfolk's diaries
    Accueil » Histoire sentimentale de mes cheveux : un récit capillaire à la hauteur d’une identité

    Histoire sentimentale de mes cheveux : un récit capillaire à la hauteur d’une identité

    BernieBy Bernie27 mai 2025 Romans 4 commentaires5 Mins Read
    Eco
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Les cheveux portent nos histoires, nos héritages, nos révoltes. Histoire sentimentale de mes cheveux, d’Estelle-Sarah Bulle, ne parle pas simplement de coiffures ou de textures, mais bien d’identité, de mémoire et de résistance. À travers ce récit intime et vibrant, l’autrice explore le poids des origines, la beauté du métissage, et ces luttes invisibles que l’on mène parfois… un peigne à la main.

    Ce livre est une ode à ce que nos cheveux racontent de nous, de nos familles, de nos quêtes intérieures. En filigrane, il interroge les injonctions sociales, les non-dits des lignées, et la force d’une affirmation de soi qui passe par la racine—au sens propre comme au sens figuré. Estelle-Sarah Bulle tisse un texte où chaque boucle, chaque mèche, devient un symbole de liberté et de transmission.

    Un roman qui parle de nous tous, même si l’on croit que nos cheveux ne portent aucune histoire. Et si, finalement, ils étaient les derniers gardiens de ce que nous avons oublié ?

    Une mèche de vérité, une crinière de combats

    Vous est-il déjà arrivé de vous sentir jugé rien qu’à cause de vos cheveux ? Pour Estelle-Sarah Bulle, cette sensation a traversé toute une vie. Dans Histoire sentimentale de mes cheveux, elle explore avec sensibilité, lucidité et poésie le poids d’une chevelure crépue dans une société où la norme est souvent lisse, blonde, silencieusement homogène. Loin d’un simple récit autobiographique, ce texte dense et vibrant devient un miroir tendu à notre époque.

    Une identité au fil du cheveu

    Estelle-Sarah Bulle n’a pas choisi ses cheveux. Crépus, indisciplinés, rebelles — ce sont eux qui l’ont choisie, qui l’ont façonnée, qui l’ont parfois enfermée. Le récit s’ouvre sur cette prise de conscience : les cheveux ne sont pas qu’une question d’apparence, ils sont un manifeste. Être métisse en France, avoir grandi entre Créteil, la Guadeloupe et la frontière franco-belge, c’est fréquemment ne jamais vraiment “être d’ici”.

    Ses cheveux, symboles visibles de son altérité, deviennent alors le fil rouge d’une introspection profondément politique. La question n’est pas anodine : peut-on devenir écrivaine en France en portant une couronne de cheveux crépus ? Rien n’est moins sûr.

    Le poids du regard des autres

    Les cheveux, dans leur état naturel, dérangent. Les laisser libres, “en cheveux”, est encore perçu comme un acte subversif. Et cela, Estelle-Sarah Bulle le décrit avec une acuité douloureuse. Dans la cour de récréation, dans les couloirs d’entreprise, dans les rayons des supermarchés, les remarques fusent, souvent sous couvert d’humour : “Tu ne pourrais pas faire quelque chose avec ça ?”, “C’est quoi ce truc sur ta tête ?”, ou encore le très classique “Tu serais tellement jolie avec les cheveux lissés.”

    Derrière ces micro-agressions quotidiennes se cache une violence sourde, insidieuse, qui mine l’estime de soi. Alors on apprend à cacher, à dompter, à lisser, à brûler même, jusqu’à se perdre. Et ce que l’autrice restitue, c’est le vertige de cette perte d’identité, de cette tentative d’effacement.

    Une éducation capillaire au long cours

    Le texte prend également le temps de dévoiler les réalités concrètes du cheveu crépu : les heures passées à démêler, tresser, lisser, masquer. Les produits chimiques agressifs, les perruques, les extensions — autant de moyens de se conformer à une norme oppressante.

    Mais ce travail, souvent invisible, est aussi une forme de résistance. Il faut du courage pour affirmer son identité à contre-courant. En confiant ces instants intimes, Estelle-Sarah Bulle nous permet de mieux comprendre, avec empathie, ce que signifie grandir avec des cheveux qu’on vous apprend à haïr.

    Quand la plume se fait politique

    À travers ce récit, c’est aussi une trajectoire vers l’écriture qui se dessine. Une écriture née dans l’ennui des après-midis en banlieue, nourrie par la lecture, inspirée par Michael Jackson, renforcée par les blessures. L’intime devient alors politique, et la plume devient arme.

    Estelle-Sarah Bulle rappelle, avec finesse, que les cheveux sont un sujet littéraire à part entière. Ils inspirent, ils interrogent, ils révèlent. En convoquant Maryse Condé ou encore ses échanges avec des lycéens en CAP coiffure, l’autrice inscrit sa réflexion dans un cadre plus large, celui des transmissions, des identités plurielles et du rôle de la culture dans l’émancipation.

    Une voix singulière dans le paysage littéraire français

    Estelle-Sarah Bulle n’en est pas à son coup d’essai. Révélée avec Là où les chiens aboient par la queue, elle a su imposer une voix singulière, puissante, marquée par un attachement profond à ses racines caribéennes. Dans Histoire sentimentale de mes cheveux, elle ajoute une corde à son arc : celle de l’essai autobiographique, entre introspection et dénonciation sociale.

    Sa capacité à mêler observations fines, humour discret et émotion brute fait de ce livre un texte accessible et nécessaire. Il donne à entendre des voix trop souvent reléguées au silence, des récits étouffés par les diktats de la “neutralité” française.

    Conclusion : Quand les cheveux parlent, écoutez-les

    Les cheveux ne sont pas de simples fibres. Ils sont mémoire, fierté, révolte. Dans Histoire sentimentale de mes cheveux, Estelle-Sarah Bulle nous rappelle que ce qui se joue sur le cuir chevelu est souvent le reflet d’enjeux plus vastes : racisme, identité, regard de l’autre, désir d’appartenance.

    Ce livre est une invitation à reconsidérer ce que nous pensons être des détails. À écouter ceux qui, longtemps, ont été forcés de se taire — ou de se lisser. À accueillir toutes les formes de beauté et de récit. Et surtout, à comprendre que derrière une chevelure se cache souvent une histoire qu’il serait dommage de ne pas lire.

    Histoire sentimentale de mes cheveux - Estelle-Sarah Bulle

    Titre : Histoire sentimentale de mes cheveux

    Autrice : Estelle-Sarah Bulle

    Nombre de pages : 240 pages

    Date de parution : 2 avril 2025

    Editeur : Bayard

    ISBN : 978-2227501669

    Et vous, que racontent vos cheveux ?

    Ce récit vous a-t-il touché ? Avez-vous, vous aussi, une histoire sentimentale avec vos cheveux ? Que vous soyez crépus, lisses, bouclés, rasés ou en transition, partagez vos pensées et vos expériences en commentaire. Vos mots comptent.

    Similaire

    Témoignage
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Previous ArticleGracier la bête de Gabrielle Massat : Quand le roman noir devient un cri social
    Next Article Requiem pour une Anglaise – Irène Delse
    Bernie
    • Website
    • Facebook
    • X (Twitter)
    • Pinterest
    • Instagram
    • LinkedIn

    Bernard Arini, alias Bernie, est chroniqueur littéraire et rédacteur web passionné de lecture depuis plus d'une décennie. Fondateur du blog Rainfolk's Diaries en avril 2015, il explore chaque semaine romans, polars, fantasy, poésie et bandes dessinées pour aider les lecteurs à trouver leur prochaine lecture coup de cœur. Ses chroniques privilégient l'enthousiasme sincère et la précision éditoriale plutôt que la critique systématique.

    Vous pourriez aimer :

    Une unique lueur : L'avis de Bernie

    Une unique lueur : Quand Fred Vargas retrouve son génie pur

    9.8 11 mai 2026
    Livre : Exsangue – L’or rouge – Philip D. Langhe

    Philip D.Langhe : L’effroyable vérité de l’or rouge dans Exsangue

    9.0 8 mai 2026
    Les Silencieuses, le nouveau roman d’ Anna McPartlin

    Les Silencieuses : le premier thriller magistral d’Anna McPartlin

    30 avril 2026
    Un de trop premier roman policier de Charlotte Mercy

    Un de trop : le premier roman policier de Charlotte Mercy

    29 avril 2026
    Avec Nous l’appelions Mina, Véronique Piaser-Moyen explore les blessures de l’adoption internationale dans un roman poignant publié chez Bougainvillier éditions

    Nous l’appelions Mina : l’émouvant récit de Véronique Piaser-Moyen

    28 avril 2026
    Le Pot de départ : un roman de Julien Aime sur la retraite

    Le Pot de départ : un roman drôle et lucide de Julien Aime sur la retraite

    27 avril 2026

    4 commentaires

    1. manou on 27 mai 2025 7h23

      J’ai lu en effet « Là où les chiens aboient par la queue » et celui-ci pourrait me plaire aussi…

      Reply
      • Bernie on 29 mai 2025 18h26

        J’ai apprécié cette lecture.

        Reply
    2. Doc Bird on 28 mai 2025 11h10

      C’est intéressant, car en ce moment, il y a des BD qui sont sorties sur ce thème des cheveux comme « Frizzy » ou « Racines ». Les cheveux peuvent être source de discrimination, et les effets de mode impitoyables.

      Reply
      • Bernie on 29 mai 2025 18h26

        C’est un sujet essentiel.

        Reply
    Leave A Reply Cancel Reply

    Que cherchez vous ?
    Explorations littéraires
    • Le Guide des Polars
    • Lecture
    • Fantasy & Imaginaire
    • Romance & Feel Good
    • Littérature
    • Learn French
    Articles récents
    • Une unique lueur : Quand Fred Vargas retrouve son génie pur
    • Philip D.Langhe : L’effroyable vérité de l’or rouge dans Exsangue
    • Sally Page et La papeterie du bonheur : Un hymne à la renaissance et aux nouveaux départs
    • Benjamin Locreille et l’héritage vibrant de Felix Gonzalez-Torres
    • Festival Étonnants Voyageurs 2026 : Pierre Lemaitre, un invité d’exception à Saint-Malo
    • Valianara : Quand David Catuhe réinvente le souffle de la fantasy
    Abonnez-vous

    Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

    Rejoignez les 3 025 autres abonnés
    Suivez-nous
    • Facebook
    • Pinterest
    • Instagram
    • LinkedIn
    Bernie
    Bernie

    Moi, c'est Bernie. Passionné de lecture, j'adore découvrir de nouvelles histoires et partager mes coups de cœur littéraires avec le monde.

    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest YouTube Tumblr LinkedIn RSS
    • À Propos
    • Contact
    • Mentions Légales
    • Politique de confidentialité
    • Nos services
    2026 Rainfolk's Diaries. Créé par Rainfolk.com.

    Tapez votre recherche ci-dessus et faîtes Entrée. Tapez Echap pour annuler.