Il fut faussaire, fugitif et clandestin, traversant l’ombre de la société sans jamais s’y ancrer. Huit évasions, des années de cachot, et une cavale sans fin… Jusqu’au jour où Louis-Philippe Roubat a cessé de fuir. Aujourd’hui, cet ancien hors-la-loi parle à ceux qui font respecter la loi. Il ne raconte pas ses délits, mais ce qui les a engendrés. Il explore ce qu’on ne voit jamais : les mécanismes invisibles d’une vie basculée, les erreurs de parcours qui façonnent un destin, et les failles qu’il est encore possible de réparer.
Plonger dans son histoire, c’est comprendre une trajectoire hors norme. Et peut-être, entre les lignes, découvrir ce qui fait vaciller une vie – et ce qui peut encore la reconstruire.
Son récit ne laisse personne indemne. Entrez dans l’histoire. ⟶
Et si le crime avait quelque chose à nous apprendre ?
À première vue, le titre intrigue, voire choque. La Neuvième Évasion, c’est le témoignage d’un homme au parcours hors normes, entre évasions spectaculaires, marginalité extrême, et rédemption inattendue. Mais ce n’est pas un simple récit de cavale. C’est une plongée sans concession dans les racines de la violence, portée par une voix singulière, celle de Louis-Philippe Roubat, ancien faussaire devenu conférencier pour les plus hautes institutions françaises. Et si ce récit portait en lui une des clés pour comprendre – et prévenir – la délinquance ?
Une vie à contre-courant
Louis-Philippe Roubat n’est pas un personnage de fiction. Derrière le pseudonyme Chandra, il livre Racines, premier tome d’une série de huit volumes intitulée L’Odyssée d’un hors-la-loi. Une saga littéraire, certes, mais inspirée d’une vie bien réelle : celle d’un homme qui, après huit évasions, plusieurs années dans les Quartiers de Haute Sécurité et un passé criminel long comme une cavale, a choisi de mettre son histoire au service des autres.
Ce témoignage bouleversant ne cherche ni à excuser, ni à glorifier. Il révèle l’envers du décor. Celui des trajectoires brisées, des enfances fracturées, et de ce que la société ne voit pas toujours : le lent apprentissage de la marginalisation.
Comprendre avant de juger
Le lecteur est immédiatement saisi par la sincérité du propos. Roubat ne raconte pas le crime, mais ses causes invisibles. Il ne cherche pas la fascination, mais l’éveil des consciences. Comment devient-on criminel ? Pourquoi certains basculent, quand d’autres résistent ? Que peut-on transmettre à celles et ceux qui doivent comprendre l’acte avant de le prévenir ?
À travers son témoignage, il nous invite à regarder autrement : non plus du haut d’une morale sociale, mais à hauteur d’homme. Là où les blessures anciennes, les violences silencieuses, et l’absence d’éducation sociale tissent le fil d’une destinée cabossée.
Une voix inattendue dans les rangs de la République
Ce qui fait la force du récit, c’est qu’il est aujourd’hui adoubé par ceux qu’on pourrait croire à l’opposé. Préfacé par le Général Michael Di Méo, commandant de la plus grande école de gendarmerie nationale, La Neuvième Évasion a trouvé sa place au sein même des institutions régaliennes.
Louis-Philippe Roubat intervient désormais auprès de magistrats, de cadres de la gendarmerie, de policiers et de responsables de l’administration pénitentiaire. Lors de conférences, il expose sans détour les mécanismes du passage à l’acte, les failles du système, mais surtout, les moyens d’agir autrement.
De la cavale à la conférence
Le parcours de cet homme n’a rien d’ordinaire. Faussaire redouté, complice d’évasions médiatisées, il a connu l’isolement carcéral le plus extrême. Pourtant, derrière les barreaux, il a fait un choix rare : apprendre. Diplôme après diplôme, il devient le détenu le plus diplômé de France, fonde des écoles en prison, et entame sa mue.
Cette métamorphose n’est pas un miracle. Elle est le fruit d’un engagement profond : celui de croire que la société peut encore transmettre, même à ceux qu’elle a rejetés.
Vivre ensemble : un métier à part entière
“On ne peut pas vivre dans un cadre si l’on en ignore les dimensions.” Cette phrase, répétée par Roubat, résume l’essence de son combat. Il affirme que vivre en société est un métier que beaucoup n’ont jamais appris. Parce que l’école les a laissés tomber, puisque la famille n’a pas su transmettre, puisque les modèles sociaux leur étaient inaccessibles.
Il ne s’agit plus seulement de “réinsérer”, mais de former à ce que vivre ensemble implique : le respect, la communication, la responsabilité. Et cela, nous dit-il, peut s’apprendre – même derrière les barreaux.
Une démarche de réparation
Loin d’une réhabilitation de façade, la transformation de Louis-Philippe s’accompagne d’un engagement concret. Une part des ventes de La Neuvième Évasion est reversée à l’œuvre des pupilles de la gendarmerie nationale. Un geste fort, presque symbolique, pour honorer celles et ceux qu’il appelle “les véritables soldats de la liberté”.
Ce dialogue entre l’ancien hors-la-loi et les institutions qu’il a autrefois défiées est peut-être ce qu’il y a de plus bouleversant. Il ne parle plus “contre”, mais “avec”. Non pas pour gommer le passé, mais pour le transformer en levier d’utilité sociale.
Le projet Phönix : réapprendre avant de sortir
L’initiative ne s’arrête pas à l’écriture. Le projet Phönix, porté par Roubat, propose une réinsertion pensée dès la prison. Par des stages, des formations et des emplois trouvés en amont de la libération, les détenus sortent armés de compétences et d’un projet de vie. Une passerelle concrète entre l’enfermement et le retour à la société.
Une utopie ? Pas vraiment. Un changement de regard, oui. Et peut-être la seule voie crédible pour rompre avec la récidive.
Une saga littéraire à vocation universelle
Racines, premier volume de la série, n’est que le début. Les sept tomes à venir traverseront d’autres épisodes de cette vie bouleversée, dans un style littéraire aussi direct qu’émouvant. Traduit prochainement en plusieurs langues, et en cours d’adaptation audiovisuelle, La Neuvième Évasion porte en elle l’ambition d’un récit universel. Parce que la chute, la reconstruction et le besoin d’appartenance ne connaissent pas de frontières.
Conclusion : Une invitation à réfléchir ensemble
Et vous, que feriez-vous face à l’exclusion ?
La Neuvième Évasion ne cherche pas à convaincre, mais à faire réfléchir. Et à vous faire participer. Car derrière chaque histoire de marginalisation, il y a une part de nous. Une société qui peut exclure, mais aussi réparer. Un regard qui peut condamner ou accompagner.
Titre : La Neuvième Évasion
Auteur : Louis-Philippe Roubat
Préface : Général de gendarmerie nationale Michael Di Méo
Nombre de pages : 310 pages
Date de parution : 15/07/2024
Editeur : Lpr Edition
ISBN 978-2959196003
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