Laissez-moi vous poser une question directe : et si aimer autrement était possible, doux, déroutant… mais profondément vrai ? C’est précisément le voyage que vous propose 21 jours par semaine, le nouveau roman de la Genevoise Rita Perse, paru cet automne aux éditions La Musardine.
Dans cette chronique, vous allez découvrir pourquoi ce texte intime et audacieux mérite toute votre attention, surtout alors que le 23 novembre, Journée du polyamour, met à l’honneur les amours plurielles.
21 jours par semaine : Un roman qui explore avec finesse les émotions plurielles
Dès les premières pages, vous êtes plongés dans l’existence intensément vibrante d’Athéna, une femme de 37 ans, mère de trois enfants, épouse aimante… mais aussi femme libre, traversée par des désirs multiples dont elle cherche à comprendre le sens.
Rita Perse déploie ici une plume sensuelle, directe, parfois crue, mais toujours pertinente, qui révèle sans fard les contradictions d’un cœur qui refuse les cases. À travers Athéna, elle explore tout ce que le polyamour peut avoir de lumineux, de complexe, de déroutant, sans jamais tomber dans le jugement.
Ce regard nuancé donne au roman une profondeur rare, qui vous invite à vous interroger sans vous imposer une réponse.
Athéna : une femme, plusieurs hommes, une quête de vérité
Athéna aime. Beaucoup. Intensément.
Elle aime son mari Darius, son pilier.
Elle aime Adrien, son amant de longue date.
Elle désire Florent, incarnation brûlante de la virilité.
Elle retrouve Stanislas, son premier amant, celui qui a allumé il y a longtemps la flamme de l’adultère.
À chacun, Athéna donne une part d’elle-même. Et c’est là que le roman frappe fort : peut-on aimer plusieurs personnes à la fois sans se perdre, sans blesser, sans trahir ?
Rita Perse ne cherche pas à justifier. Elle montre. Elle questionne. Elle ouvre des portes que vous choisirez ou non de franchir.
Le plus troublant est peut-être l’absence du point de vue de Darius : fidèle, aimant, présent… mais silencieux. Vit-il les mêmes tourments ? Les mêmes contradictions ? Le roman ne répond pas, et ce silence ajoute à la complexité du récit.
21 jours par semaine : Un texte qui donne voix au désir féminin
Ce qui distingue véritablement 21 jours par semaine, c’est la franchise du désir féminin, assumé, revendiqué, vécu sans filtre, mais avec émotion.
Rita Perse ose écrire ce que beaucoup taisent : la force du manque, la brûlure du corps, l’appel de l’autre.
Elle l’écrit avec une sincérité qui frappe :
« Ça brûle. Ça sue. Ça coule. Ça pue le cul. Et parfois… ça sent aussi l’amour. »
Une prose vibrante qui mêle chair et sentiments, brutalité et douceur, pour dire ce que signifie être femme, être libre, être multiple.
Un roman qui questionne nos schémas amoureux
À travers Athéna, Rita Perse nous confronte à des interrogations essentielles :
- Qu’est-ce qu’aimer ?
- Qu’est-ce que respecter l’autre… et se respecter soi-même ?
- La jalousie est-elle un passage obligé ?
- L’exclusivité est-elle une norme ou une habitude ?
- Le polyamour peut-il vraiment être vécu avec harmonie ?
Le roman n’apporte pas de réponses préfabriquées. Il ouvre un espace de réflexion, parfois inconfortable, parfois libérateur.
La compersion – cette joie ressentie en voyant l’autre vivre une relation parallèle – s’y confronte à la jalousie, aux peurs, aux failles, aux désirs irrépressibles.
C’est un texte qui vous invite à inventer vos propres modèles, à regarder vos contradictions sans honte, à imaginer d’autres façons d’aimer.
Un style puissant, une écriture profondément humaine
Vous retrouverez dans 21 jours par semaine tout ce qui fait la force de Rita Perse :
- une écriture vive, sensorielle,
- une narration intime qui vous attire au cœur de l’émotion,
- une capacité rare à mêler sexualité et réflexion existentielle, qui m’a fait penser à La rencontre d’Angela et de Georges de Preux.
- un sens du rythme qui rend la lecture captivante.
Si vous avez aimé Adulte Air, vous reconnaîtrez la plume : directe, vibrante… mais ici, elle s’aventure sur un terrain plus sensible, plus introspectif, de temps en temps même plus poétique.
21 jours par semaine : Un roman pour déculpabiliser, comprendre et se reconnaître
Ce livre est bien plus qu’un récit d’amours multiples :
c’est une aide précieuse pour celles et ceux qui ressentent une envie d’autre chose, qui s’interrogent sur leurs désirs, leur liberté, les normes qui les enferment.
Rita Perse n’offre pas une apologie du polyamour. Elle offre un miroir : un espace pour penser différemment, se libérer de la culpabilité, admettre que nos façons d’aimer évoluent avec nous.
C’est aussi un roman sur :
- l’identité,
- la liberté,
- la fidélité à soi,
- la fidélité aux autres,
- la force des contradictions humaines.
Et c’est précisément cette humanité qui rend 21 jours par semaine si puissant.
FAQ sur le roman 21 jours par semaine de Rita Perse
Le roman explore le polyamour à travers Athéna, une femme mariée qui vit plusieurs relations simultanées. Il aborde désir, identité et liberté affective.
Le récit montre les forces et les fragilités du polyamour sans jugement. Il met en lumière ses beautés, ses limites et ses défis émotionnels.
À toute personne curieuse des relations plurielles, intéressée par la liberté amoureuse ou désireuse de comprendre le désir féminin et ses contradictions.
Conclusion : un roman nécessaire, sensible et profondément moderne
21 jours par semaine est un roman courageux, lumineux, qui ose parler d’amour autrement, qui ne cherche pas à convaincre, mais à ouvrir le champ des possibles.
Avec empathie et puissance, Rita Perse donne voix à celles et ceux qui vivent, rêvent ou redoutent les amours plurielles.
En ce 23 novembre, Journée du polyamour, il résonne avec une intensité particulière.

Autrice : Rita Perse
Nombre de pages : 199 pages
Date de parution : 25 septembre 2025
Éditeur : La Musardine
ISBN : 978-2364906778
Achat : Acheter 21 jours par semaine
Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà ressenti ces contradictions, ces élans multiples, ces questions sur la liberté d’aimer autrement ?
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