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    Accueil » Te rappeler que nous sommes chiennes de Déborah Costes : une odyssée du désir féminin

    Te rappeler que nous sommes chiennes de Déborah Costes : une odyssée du désir féminin

    BernieBy Bernie24 juin 2026 Littérature 7 Mins Read
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    Il est des livres qui ne se lisent pas, mais qui s’éprouvent comme celui de Déborah Costes . Des écrits qui vous prennent aux tripes, qui bousculent vos certitudes et qui, une fois la dernière page tournée, vous laissent dans un état de saisissement étrange, presque électrique. C’est exactement ce que j’ai ressenti en refermant Te rappeler que nous sommes chiennes, le dernier texte fulgurant de Déborah Costes.

    Déborah Costes : Te rappeler que nous sommes chiennes

    Dans ce récit court, composé d’éclats en prose, l’autrice ne se contente pas de raconter ; elle incarne. Elle donne chair à ce que signifie, pour une femme, être le sujet désirant, et non l’objet désiré. C’est un cri, une poésie crue, une affirmation politique puissante qui s’affranchit totalement du regard masculin.

    Déborah Costes : Une écriture qui déconstruit les clichés

    Déborah Costes, que l’on a pu découvrir avec son premier roman Reprendre corps, poursuit ici une trajectoire littéraire engagée, à la croisée du témoignage et de l’essai. Ce qui frappe d’emblée, c’est la structure même du livre : une suite de fragments, une prose hachée, intense, presque suffocante. Il n’y a pas de temps mort, pas de circonlocutions inutiles.

    Le désir lesbien est ici exploré dans sa dimension la plus viscérale, loin des fantasmes hétéronormés qui polluent trop souvent la littérature érotique traditionnelle. Si vous avez déjà parcouru un roman érotique masculin classique comme Les Mauvais Anges d’Éric Jourdan, vous sentirez ici un décalage saisissant. Chez Costes, il n’y a pas de médiation, pas de spectateur invisible : il n’y a que la rencontre, la peau, les odeurs et cette euphorie particulière du sexe lesbien.

    « Mon désir est immense. Il commence en bas, il remonte en haut, il envahit ma poitrine, il envahit mon ventre, il me brûle, il m’inonde. Je ne sais plus respirer, je ne sais plus penser, je te veux partout, je te veux fort, je veux que tu me pénètres, que tu t’enfonces, que tu me prennes. »

    Le corps, cet espace de résistance

    Ce que propose l’autrice est un véritable manifeste. En revendiquant une écriture frontale, parfois brutale, elle nous rappelle que la sexualité est un terrain politique. Elle interroge : comment transmettre le désir ? Comment le célébrer sans le dénaturer ?

    Cette quête d’incarnation résonne avec d’autres explorations sensorielles que nous avons pu aborder. Pour ceux qui s’intéressent à la pratique du massage tantrique et sensuel avec Michèle Larue, vous retrouverez chez Déborah Costes cette même attention portée aux sensations, à l’écoute des corps et à la lenteur nécessaire pour laisser le plaisir advenir. Pourtant, là où le massage cherche l’apaisement, Costes cherche l’éclat, l’obsession, parfois la déchirure.

    Déborah Costes : une écriture charnelle et insoumise qui bouscule la littérature contemporaine

    Avec Te rappeler que nous sommes chiennes, Déborah Costes signe un texte d’une intensité rare, où le corps devient territoire, manifeste et langage. Ce livre court, fulgurant, presque incandescent, s’impose comme l’une des propositions littéraires les plus audacieuses de ces dernières années. En mêlant poésie, désir lesbien et exploration viscérale des sensations, Costes fait éclater les frontières entre genres et réaffirme la puissance politique de l’intime.

    Déborah Costes : Une écriture qui saisit le corps avant l’esprit

    Dès les premières lignes, la langue de Déborah Costes frappe par sa densité charnelle. Chaque phrase semble écrite depuis la peau, depuis la mémoire tactile, depuis ce lieu où le désir devient une force qui déborde. L’autrice ne cherche ni l’euphémisme ni la distance : elle plonge dans la matière du corps, dans ses élans, ses hésitations, ses brûlures. Cette écriture, à la fois crue et lyrique, crée une tension singulière : elle dérange autant qu’elle envoûte. Elle rappelle que la littérature peut encore être un espace de transgression, de vérité nue, de liberté totale.

    Un manifeste du désir lesbien

    Te rappeler que nous sommes chiennes n’est pas seulement un texte érotique : c’est un acte politique. En donnant à voir le désir entre femmes sans filtre, sans médiation masculine, sans justification, Déborah Costes revendique une parole longtemps marginalisée. Elle écrit le sexe lesbien comme un espace d’euphorie, de puissance, de vulnérabilité partagée. Cette représentation, encore trop rare dans le paysage littéraire francophone, fait du livre un geste de réappropriation et d’affirmation.

    Une prose fragmentée, vibrante, presque musicale

    Le récit avance par fragments, comme autant d’éclats de mémoire ou de sensations. Cette structure donne au texte une respiration particulière : haletante, rythmée, parfois brutale. La langue, elle, oscille entre la poésie et la morsure. Costes maîtrise l’art de la phrase courte qui frappe, mais aussi celui de la phrase longue qui enveloppe. Cette dualité crée une lecture immersive, presque physique.

    Un texte bref, mais une résonance durable

    Ce qui impressionne, c’est la rémanence du livre. Une fois refermé, il continue de vibrer, de questionner, de déranger. Déborah Costes ne cherche pas à plaire : elle cherche à dire. Et cette sincérité radicale donne à son œuvre une force rare. Te rappeler que nous sommes chiennes s’inscrit dans la lignée des textes qui marquent un tournant, qui ouvrent des brèches, qui rappellent que la littérature peut encore être un lieu de liberté totale.

    Pourquoi lire Déborah Costes aujourd’hui

    Parce qu’elle propose une écriture :

    • libre, affranchie des normes et des attentes ;
    • incarnée, ancrée dans le réel du corps ;
    • poétique, même dans la crudité ;
    • politique, sans jamais devenir démonstrative ;
    • nécessaire, dans un paysage littéraire qui manque encore de voix lesbiennes fortes et assumées.

    « Écrire le désir, ce n’est pas le mettre en scène, c’est le laisser déborder sur la page. C’est refuser la pudeur imposée pour enfin, dans un souffle, dire la vérité de la chair. » — Bernie.

    Une parole libérée et nécessaire

    Ce qui rend ce texte si précieux, c’est sa vulnérabilité. Déborah Costes ne nous cache rien : ni les séparations douloureuses, ni les obsessions, ni les moments de détestation de soi. Elle expose tout, avec une honnêteté désarmante.

    En cela, ce livre s’inscrit parfaitement dans la lignée des témoignages érotiques contemporains comme ceux de Léa Grosson. Nous vivons une époque formidable où les voix féminines se libèrent, déconstruisent les tabous et proposent une vision plurielle des relations, à l’instar des récits sur le polyamour moderne explorés par Rita Perse. Costes ajoute une pierre majeure à cet édifice, celle d’une sexualité lesbienne vécue, revendiquée et décomplexée.

    FAQ : Vos questions sur l’œuvre de Déborah Costes

    Le livre est-il une fiction ou une autobiographie ?

    Il s’agit d’un récit entre témoignage et littérature. Déborah Costes puise dans sa propre expérience pour construire une œuvre qui dépasse le simple cadre du journal intime pour devenir un manifeste politique sur le corps et le désir.

    Est-ce un livre explicitement pornographique ?

    Le terme « pornographie » est utilisé ici au sens premier de « l’écriture du désir ». Si le texte est très explicite et cru dans sa description de la sexualité, il conserve une portée poétique et philosophique qui le distingue d’une littérature purement érotique.

    Pourquoi lire ce livre si l’on ne se sent pas concerné par le désir lesbien ?

    Parce que c’est une réflexion universelle sur la liberté. Apprendre à se connaître, comprendre ses propres mécanismes de désir et refuser les injonctions sociétales sont des thèmes qui touchent tout lecteur en quête d’authenticité.

    Conclusion

    Te rappeler que nous sommes chiennes est une lecture qui secoue. Il y a dans la prose de Déborah Costes une urgence de vivre et d’aimer qui nous force à regarder notre propre rapport au désir. C’est un livre qui sort des sentiers battus, qui refuse les compromis et qui s’impose, par sa force, comme une voix indispensable de la littérature contemporaine.

    Si vous souhaitez prolonger cette immersion dans une littérature sans tabous, je vous invite à vous procurer cet ouvrage essentiel : acheter le livre Te rappeler que nous sommes chiennes directement chez l’éditeur.

    Et vous ? Avez-vous lu ce texte ? Quel impact a eu cette lecture sur votre perception du désir féminin ? Partagez vos ressentis en commentaire !

    Te rappeler que nous sommes chiennes

    9.6 Fulgurant

    Un texte court mais d'une intensité rare. Déborah Costes réussit le tour de force de mêler poésie incantatoire et crudité pornographique pour offrir un manifeste politique sur le désir féminin. Une lecture nécessaire.

    Les Points Forts
    1. Écriture viscérale et libérée.
    2. Déconstruction efficace des clichés hétéronormés.
    3. Une sincérité brute et touchante.
    A Noter
    1. Peut dérouter par sa structure fragmentée.
    2. Une intensité qui demande une lecture attentive.
    • Poésie 9.5
    • Style 9.5
    • Émotion 10
    • Réalisme 9.5
    • User Ratings (0 Votes) 0

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    Bernard Arini, alias Bernie, est chroniqueur littéraire et rédacteur web passionné de lecture depuis plus d'une décennie. Fondateur du blog Rainfolk's Diaries en avril 2015, il explore chaque semaine romans, polars, fantasy, poésie et bandes dessinées pour aider les lecteurs à trouver leur prochaine lecture coup de cœur. Ses chroniques privilégient l'enthousiasme sincère et la précision éditoriale plutôt que la critique systématique.

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