Roman : Le Vieux qui marchait avec son chien de Patrick Garcia

"Tu veux qu'on fasse une longue promenade ? Mais je te préviens, ce sera une très, très longue promenade..."

C’est parfois dans l’épreuve que l’on révèle le meilleur de soi-même.

Jean, 70 ans, vient de perdre sa femme. Il n’a pas toujours été tendre avec elle, ni avec qui que ce soit d’ailleurs. Alors qu’il se sent perdu depuis qu’elle est partie, il décide de tout quitter pour traverser la France à pied.

Folie ? Démence ?

Qu’importe ! Accompagné de Kenny, son vieux chien, il s’élance sur les routes, prêt pour la grande aventure. Ensemble, ils parcourent un chemin initiatique rythmé par des rencontres drôles et bouleversantes.

Son périple apaisera-t-il son cœur coupable ? Et quel est l’objectif de cette mystérieuse randonnée ?

Le Vieux qui marchait avec son chien

"Le Vieux qui marchait avec son chien" de Patrick Garcia est un roman à part, un périple rempli de rencontres insolites et de rebondissements pour une belle galerie de portraits.

Le road-trip décalé d’un vieux rebelle et de son chien très attachant

Pas de voiture, de vélo ou de camping-car : dans cette histoire atypique, le héros et son chien partent sur les routes de France à pied, et sans la moindre préparation.

Et avec eux, ils embarquent aussi les lecteurs.trices, qui peuvent aussi se projeter dans cette évocation du Covid-19 et de ses conséquences, notamment pour les voyages.

Au fil des pages, ils vont découvrir le lien fort qui unit ce chien à son maître, un héros sincère qui fait le bilan de sa vie et tente de se racheter auprès des siens.

Une histoire bientôt adaptée à l'écran ?

Ce livre regroupe tous les ingrédients d'un road-trip cinématographique : un vieil homme, accompagné de son chien, qui traverse la France à pied pour accomplir une mission que le lecteur découvre au fil de sa lecture.

Une belle histoire qui séduira un large public, et en particulier tous les amoureux de randonnée, de voyages, d'aventure, de chiens, et d'histoires familiales.

Extrait

"J’ai donc poursuivi ma route. Comme première étape, je m’étais fixé d’atteindre Bénodet, éloignée d’une douzaine de kilomètres. Un petit pas pour une voiture, un pas immense pour deux organismes rouillés comme les nôtres. On a emprunté le pont Christ, l’un des rares ponts de France avec habitations. Comment passer devant l’une des plus célèbres biscuiteries de Bretagne sans y acheter quelques spécialités ? Je laissai Kenny devant la porte, assis tout droit, aussi immobile qu’un garde républicain. J’en ressortis cinq minutes plus tard avec un sachet de madeleines, un kouign-amann salé accompagné d’une compotée d’oignons et de pâté. Faut bien se faire plaisir, non ? La route serait longue !

Après avoir partagé une douceur avec Kenny, nous nous sommes remis en route. J’avais emporté une carte Michelin de la France. Une carte qui n’avait jamais servi jusqu’alors. Elle est imposante, la France, que je me disais en la dépliant. Elle s’ouvrait devant mes yeux. Il était grand temps de la parcourir. Comme beaucoup de monde à l’époque, je ressentais des fourmis dans les jambes.

À la sortie de la ville, on est passés devant le stade de foot local où, il y a une trentaine d’années, j’emmenais mon fils, Éric, faire son entraînement et le récupérais deux heures après, les joues rougies des efforts fournis. À chaque fois, je lui demandais comment ça s’était passé et invariablement, il me répondait : « Ça va… »

Enfin, Pont-l’Abbé était derrière nous ! La campagne bretonne nous tendait les bras. Comme je connaissais mon département par cœur, j’avais dans l’idée de prendre des chemins de traverse, histoire d’éviter le mange-bitume permanent, mais compte tenu des kilomètres supplémentaires à fournir, je me suis rabattu dare-dare sur la D 44.

Aussi concentrés l’un que l’autre, Kenny et moi longions la route en silence. Elle s’étirait en courbes et on marchait sur le bas-côté afin d’éviter les rares voitures qui nous dépassaient. Certains conducteurs nous klaxonnaient pour nous avertir du danger. D’autres le faisaient par sympathie, accompagné d’un geste de la main. Certains nous regardaient comme si nous étions des extraterrestres, je n’imaginais pas qu’ils seraient les premiers d’une longue liste. C’est que des gens, on allait en rencontrer… "

Portrait de Patrick Garcia, l'auteur

Patrick Garcia vit à Paris où il travaille pour une association caritative. Auteur de plusieurs nouvelles, il a écrit une pièce de théâtre qui sera jouée sur une scène parisienne en janvier 2023.

L’idée de ce roman lui a été inspirée par ses propres hobbys : la marche et l’imaginaire, qu’il a souhaité associer dans un livre abordant la thématique du lointain et de l’ailleurs.

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Le Vieux qui marchait avec son chien

Patrick Garcia

238 pages

Blacklephant Editions, 2022

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T
il faut oser, et là on ne parle pas d' année sabbatique
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B
C'est certain.
E
Ce roman devrait me plaire, mais pas le titre. A 70 ans, de nos jours on n'est pas encore un "Vieux".
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B
C'est une grande question que tu soulèves, je pense qu'on peut être vieux très jeune.
B
je vais écrire ...le vieux qui roulait avec son Harley !
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B
Tu aurais du succès.